dimanche 26 avril 2009

Soyons attentifs ensemble



(appuyez sur le lapin)

Le complot

Je complote, tu complotes, il complote etc...plote, plote c'est rigolo comme son mais ça ne me fait pas rire, houla non j'ai pas envie de rigoler là bonhomme !
Je profite d'une accalmie dans mes poussées de fièvre pour écrire un peu car de toute façon je n'arrive pas à dormir et que d'ici peu je vais avoir à nouveau les organes au sauna et repartir rôtir en enfer mais pas avant que je n'ai dit ce que j'avais à dire, on essaye de me faire taire mais même si ce doit être la dernière chose que je dirais de toute ma vie GODAMIT je vais le dire !
Je suis sur que j'ai été piqué avec une seringue dans le métro, on m'a inoculé un truc qui me file de la fièvre à l'évocation (même sans les formuler à voix haute) de certains mots, certaines idées. Ce midi ma fièvre a subitement baissé quand j'ai regardé Xavier Bertrand puis elle est repartie quand j'ai lu le dossier sur Eva Joly dans les Inrocks. Plus je lisais et plus je brûlais. Comme je suis intuitif j'ai testé un truc, j'ai dit à voix haute "Je vais voter UMP aux européennes" tant pis si quelqu'un m'a entendu ça a du passer pour un délire dû à la fièvre. A peine j'ai eu fini ma phrase que la température de mon corps est redevenue normale.
Je sais que c'est l'UMP qui a commis un attentat contre moi, ils ont déjà essayé la semaine dernière de m'empêcher de faire mon jogging pour que je sois en forme en plaçant stratégiquement une peau d'orange moisie sur ma route. J'ai survécu alors ils ont employé les méthodes de la CIA dans le métro, paf la seringue. Je revois bien la gueule du type avec le recul, sa petite tête de communiquant en chemise bleue, tous les types de droite ont une chemise bleue, une dégriffe Ralph Lauren pour les plus riches et une merde Célio pour les wannabes. Je revois bien sa tête à bosser à la Défense ou à Levallois-Pédé, sa tête à voter à droite mais à baiser à gauche. J'aurais du me méfier, j'ai rien senti mais ça c'est une constante chez eux, ils ont beau mettre profond on sent rien sur le coup.
Moi je veux voter EVA JOLY..putain ça repart......

"Interlude :
Regarder "Quel est ce titre ?" sur Novaplanet.com et chercher le morceaux diffusé à 3h21...'aim' ben !"

Oui je veux voter EVA JOLY et oui la fièvre remonte et non je ne dis pas ça pour prendre ma température et me donner comme ça une excuse pour me mettre un truc dans le cul. Je le pense et je le paie mais je sais souffrir, Hay que sufrir, oui je vais souffrir pour mes idées alors j'ai dit non au Doliprane, je serais un martyr, Ségolène Farmer en Lacroix.....
Bon j'avoue que j'ai pensé que toute cette chaleur devait quand même, un peu, au moins faire fondre mes graisses..Oui je sais que ça va à l'encontre de toute probabilité, possibilité et contre la science oui la science. La science qui...je ne sais plus....anyway....
Donc si vous voter EVA JOLY vos graisses vont fondre. Voter Joly c'est LE régime avant l'été.
Oui voilà comment je déjoue le complot de l'UMP et le retourne à mon avantage en me servant de leur bêtise. Et paf ! Dans ta face !

Ce complot de l'UMP c'est comme celui des chats. Les chats complotent...plote...plote...plote quand on ne les regarde pas. Il font des ...Non allez encore une fois...plote...plote...plote.....plote....
Ils font donc des réunions pour mettre en place leur méga plan de domination du monde. Tout a commencer le jour où les chats qui sont intelligents ont compris qu'ils pouvaient eux aussi profiter de la bêtise de certains à leur avantage.
Tous les propriétaires de chats vous le disent, où que vous alliez et dans n'importe quelle langue (et d'ailleurs c'est bizarre mais pas étrange car leurs chats leur murmure ça par télépathie, ça fait partie du plan) : " Un chat c'est indépendant, ça donne de l'affection mais ça se débrouille tout seul c'est pas attaché et dépendant comme les chiens dont il faut s'occuper". Les chats sont donc des putes à leurs yeux qu'ils rétribuent avec des croquettes mais si les chats acceptent ça c'est parce qu'ils ont compris une chose à propos de leurs propriétaires, ils ne les ont pas choisi au hasard, ces gens ont été séléctionnés car ils sont incapables de s'impliquer dans une relation affective, eux c'est caresses et croquettes mais surtout c'est "Ne viens pas me faire chier avec tes problèmes de chat, reviens quand j'aurais besoin d'affection". La dynamique de leur relation tient sur Chat = Pute + Maitre= handicapé. Ca a été mis au point par un chat savant mais je ne peux pas tout dire...je zippe zipppe mes lèvres...j'en dis déjà beaucoup trop...mais ceux qui regardaient "Les entrechats" savent...
Moi j'aime les chiens parce que justement ça demande un effort, j'aime faire l'effort, un chien ça aime que si on fait l'effort, j'aime ce qui demande du temps, de l'attention, un investissement personnel. Un chat c'est une pute qui se frotte à tout ce qui passe pour peu qu'on lui file à bouffer pas étonnant que leurs propriétaires finissent toujours avec l'équivalent en humain. Les chats ont donc profité de l'handicap émotionnel de certains pour s'infiltrer dans les foyers du monde entier et un jour ils se soulèveront et domineront le monde. Un jour votre chat vous sautera à la gueule en hurlant d'une voix que vous ne lui connaissiez pas "Depuis des années tu m'emmerdes avec ta musique pourrie et tes croquettes bon marché!" et comme dans toute relation le maitre deviendra alors esclave. Nous vivrons sur "La Planète des chats". Souvenez-vous de Cats, cette sombre merde made in Broadway...c'était prophétique, ceci est votre avenir :




J'aime bien les chats, ne vous méprenez pas, je n'ai juste pas confiance.
Enfin si vous voulez vivre une vie de célibataire adipeux malheureux en amour, esclave dans une dictature féline, passant la journée à ratisser des kilomètres de litière et à démêler des pelotes de laine géantes pendant que des chats en justaucorps chantent "Memory", votez UMP aux européennes.
Moi je crève peut-être d'une fièvre mais je voterai EVA JOLY...aie ça revient...sale complot.....plote....plote...nan là ça marche pas.

samedi 25 avril 2009

I'm the lucky one

Fatigué de la foire aux vanités et qu'un peu c'est déjà bien assez j'ai eu un satori à Paris, une épiphanie entre Temple et République à six heures et demie, je me suis dit que je n'avais pas envie de sortir ce soir. Tant pis j'aurais menti à Arnaud en course pour être la meilleure Romy Schneider ( même si pour moi il est déjà la meilleure Jodie Foster...comprend qui peut...moi perso je peux pas). Non j'ai décidé de m'occuper de moi alors avant de m'engouffrer dans le métro je me suis inscrit à la salle de gym et bien que ça n'ait pris qu'un quart d'heure, la meilleure partie m'a occupé toute la soirée, la meilleure partie étant bien sûr de composer la playlist sur l'ipod pour accompagner mes exercices car une bonne playlist ne sauve pas que des soirées, elle permet aussi de ne rien sentir quand on court depuis 30 minutes sur des moignons après que vos chevilles se soient désolidarisées de vos jambes.
Hier soir en rentrant à la maison, je racontais à Serge comment 23 ans plus tard en vidant la maison j'ai trouvé une lettre que mon père m'avait adressée mais jamais envoyée alors qu'il était à l'hôpital où il devait par la suite être tué ( je choisis mes mots avec attention). Bien sûr j'ai pleuré comme une madeleine en lisant et aujourd'hui je la connais par coeur même si je l'ai remise à sa place après plusieurs lectures car il ne faut pas s'attacher à des objets cependant elle finissait en disant " Prends bien soin de toi mon petit Filou". Quand il est n'a plus été là, du haut de mes 6 ans j'ai déclaré à tout le monde que comme je ne dirais plus jamais le mot papa de ma vie alors personne ne m'appellerait plus non plus Filou. Plusieurs fois mes amoureux, mes amis ont sans le savoir utilisé ce petit nom pour moi et à chaque fois j'ai dit non. J'ai repensé à ce "Prends soin de toi" toute la nuit ensuite, ma tête me grattait, j'avais les cheveux dégueulasses alors je me suis levé sans faire de bruit pour ne pas réveiller Serge. Je me disais qu'il fallait effectivement que je prenne soin de moi alors que je me shampooinais. Quand je vois aujourd'hui ma mère debout, parler, faire des gestes, rire,faire des choses je me dis que tout ça n'a pas été vain et j'ai été fier de la voir vivre sans que je ne sois plus sa béquille, ce n'est pas encore parfait mais en la regardant je me rendais compte du temps passé à m'être mis en retrait, ces 4 années n'ont pas été faciles et pourtant aujourd'hui je ne voudrais pas qu'il en fût autrement, tout ce que j'ai perdu en plumes et en superbe je l'ai gagné en âme. Je ne devrais pas dire ça mais j'étais fier d'elle et fier de moi. C'est comme ça avec les gens que j'aime, mon rôle ce n'est surtout pas de leur dire qu'ils sont merveilleux car qui a envie d'entendre ça ? Ca ne veut rien dire, c'est presque comme parler de la pluie et du beau temps. Tout le monde est merveilleux car quand on sait toute la merde qu'il peut tomber et qui tombe sur la gueule de chacun on se dit qu'on mérite tous si ce n'est pas une médaille une bonne tape dans le dos. Je me souviens de cet homme avec j'ai été et qui me racontait que son amoureux précédent était un chieur qui l'avait laissé au bord du gouffre et quand un jour je lui ai fait un compliment mérité il m'a enjoint très sèchement dit de ne plus jamais le refaire et moi de mon côté je n'avais pas envie de le faire chier pour lui faire plaisir alors je ne suis jamais parvenu à l'aimer. On vit dans un monde où sans cesse on nous répète de façon insidieuse ou pas qu'on n'est jamais ce qu'il faudrait qu'on soit : jamais à la bonne place, jamais assez beau, jamais assez mince, jamais assez riche, jamais la bonne adresse, jamais la bonne origine, , jamais la personne qu'il faut. Je me souviens il y a 5 ans quand on pouvait encore fumer en club de ce type beau comme un dieu, pompier ou gendarme qui m'avait demandé du feu ce qui avait engagé la conversation au bout d'un moment il m'a désigné du menton un garçon sur le dance floor en me disant "C'est dommage, je suis déjà avec lui pour ce soir...je me suis renseigné, bonne famille, bonne dentition mais reviens la semaine prochaine" je n'avais rien demandé, il ne m'intéressait pas, je cherchais Arnaud pour rentrer car j'en avais marre et lui il m'a filé la gerbe, j'étais "Sa bonne famille, sa bonne dentition" pour la semaine suivante, il l'avait décrété comme une faveur qu'il faisait, comme s'il avait été un cadeau de Dieu offert à tous les pédés entrant dans ses critères, je ne suis plus jamais retourné dans ce club. Tout ça pour dire qu'aux gens que j'aime, je ne leur dis pas qu'ils sont merveilleux, je ne leur dis pas qu'ils ont les "critères", j'espère juste réussir à leur dire qu'ils sont eux-mêmes, que c'est très bien comme et que ça ne saurait être mieux autrement parce que souvent on s'oublie soi-même et c'est important d'être rappelé à soi.
En arrivant chez moi en fin de journée l'épicier m'a invité à aller prendre un café avec lui au bar tabac, j'ai tout fait pour ne pas y aller mais il a insisté alors que je n'avais envie que de 2 choses : 1/ Chier et 2/ me foutre au lit avec mon bouquin. Il m'a parlé de son bail, de son fond de commerce, des prix du quartier d'habitude quand je fais quelque chose que je ne veux pas faire je n'écoute rien et je n'entends que ma voix qui me dit de me barrer très vite, souvent je le fais, parfois sans rien dire en me foutant de la bienséance avec le temps je deviens indigne. Là avec Hassen j'étais bien, j'étais content d'écouter quelqu'un qui ne me parlait pas du dernier Royksopp puis il s'est levé a été chercher une grille de Loto et m'a dit " Ca me ferait plaisir que tu me remplisses une grille parce que tu es un garçon qui a de la chance" sur le coup j'ai voulu lui répondre "Mais comment ça ? Pas du tout !" et en repensant à ma discussion nocturne et matinale avec Serge, aux gens qui m'entourent je me suis dit qu'effectivement c'était vrai. Je me suis même rendu compte que je n'avais pas jeté aux orties toute convenance en me disant que s'il gagnait je ne lui demanderais pas ma part, ce serait indigne à un niveau que je n'ai pas atteint et que j'espère n'atteindrais jamais.
Je me suis occupé de moi, je me suis fait un masque capillaire en sélectionnant mes morceaux pour demain. Quand j'ai eu fini j'ai regardé mes mains et réalisé que mon masque avait également eu des vertus pour mes ongles :

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Je regarde le conduit de la cheminée en me disant que suite au dégât des eaux de cet hiver il serait peut-être temps de le repeindre puis ça m'a frappé, les marques laissées par l'eau infiltrée avaient fait un Cy Trombly sur mon mur

Des gars, des os

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Au revoir Simone - The Lucky One (slow club)


So let the sunshine
So let the sunshine
So let the sunshine let it come
To show us that tomorrow is eventual
We know it when the day is done

lundi 20 avril 2009

A schleu, a schleu, le truc là qu'on fait avec les yeux*

On commence par la B.O du post :

Nouveau Sonic Youth "Sacred trickster"

Florent Marchet "Je m'en tire pas mal"

Florent Marchet "On est tous pareils"

Tiga "Luxury"

Men "Credit cards baby"

Ebony Bones "The Muzzik"


Qu'est-ce que je pleure en ce moment ! J' ai pleuré parce qu'une copine que j' hébergeais a raté son agreg d'italien. J'ai pleuré en regardant un reportage de CNN sur les ados américains qui se sont suicidés n'en pouvant plus de se faire traiter de pédés à l'école et notamment Carl Joseph Walker-Hoover, 11 ans qui s'est pendu avec une rallonge électrique la semaine dernière, Matt m'a demandé de traduire la video pour une association gay. Je n'ai jamais eu à souffrir d'homophobie** parce que personne n'aurait osé étant donné :
1/ Ma capacité à déceler les faiblesses des autres et m'en servir verbalement comme arme
2/ Avoir été à l'école dans une grande ville, cela dit j'ai souffert de chauvinisme de la part de mon prof de cm2 qui haïssait les parisiens. A 10 ans je ne savais pas ce que ça voulait dire être parisien mais grâce à lui j'ai très vite compris à force d'être convoqué sur l'estrade toutes les semaines et jeté en pâtures à la moquerie de mes camarades, une fois il leur a même appris le fameux "parisien tête de chien" car eux-mêmes ignoraient pourquoi j'étais différent. Ca ne me dérangeait pas plus que cela d'avoir une tête de chien puisque j'adorais mon chien, ça ne me dérangeait pas non plus d'être parisien puisque ça représentait ma vie avec mon père quand il était encore vivant. Un jour , ce fut le tour d'un autre d'être ainsi exposé à toute la classe et ce jour-là j'ai compris que le problème n'était pas que j'étais parisien ou que j'avais une tête de chien mais que ce type était un vrai connard. Un élève de cm1 a frappé à la porte avec un mot de la directrice, cet élève était noir et s'appelait Ibrahim, le prof l'a accueilli en faisant rouler les "R" de son prénom prononcé avec un accent piqué à Michel Leeb imitant l'accent africain. Avant qu'il ne reparte il lui a demandé de monter sur l'estrade où tel un vendeur d'esclaves il lui a demandé de nous montrer ses dents pour qu'on puisse admirer combien elle étaient blanches, je m'en souviens comme si c'était hier parce que l'expression sur mon visage m'a valu de recevoir un bout de craie dans la tête, il s'est approché de moi fier comme un coq en gonflant la poitrine me menaçant comme le font les joueurs de foot adverses sur le terrain quand ils se poussent avec le torse. Il ne savait pas qu'il en fallait plus pour me briser parce qu'à la maison le copain de ma soeur avait décrété que j'étais le préposé aux tests d'angles droits du couloir et après 5 ans de tests complets je peux dire qu'effectivement ils étaient droits. Cela dit ce n'est pas donné à tout le monde ce genre de tests car il ne faut pas être propulsé trop fort dessus sinon on perd connaissance et il faut que ce soit suffisamment fort pour bien les garder en mémoire. Je dois dire que pour quelqu'un qui n'a pas son permis et qui était nul en géométrie j'ai grâce à lui la mémoire des angles et puis se faire traiter de parisien ou de tête de chien c'était mignon comparé à "T'es nul!", "t'es pas chez toi", "t'es rien", " t'es moche" parce que bizarrement ça me parlait plus, ce qui prouve le manque total de pédagogie de mon prof car il est évident qu'il ne faut pas parler de façon imagée à un enfant pour qu'il comprenne. La grosse erreur du copain de ma soeur a été de changer de test en passant des angles droits à la machine à laver, on n'était pas prêts et surtout on n'était pas seuls mais que voulez-vous les reflexes sont ce qu'ils sont et je comprends qu'il n'ait pas pu resister en me voyant passer de me projeter contre la vedette malheureusement le manque d'échauffement nécessaire à un changement de terrain a fait que ça a été trop fort et que la marque laissée dans mon dos nous a mis au chômage technique quelques temps surtout que les experts présents ont trouvé ça un peu too much pour une fois. Ce qui me dérange aujourd'hui c'est qu'à chaque fois que je me déprécie mentalement c'est sa voix à lui que j'entends, si les mots sont aujourd'hui les miens ils ont son accent à lui et puis surtout la marque que j'ai dans le dos a régulièrementété le sujet à des questions de la part de mes amants "Késseucé???". Si c'est une relation d'un soir c'est un accident de vaccin si c'est une relation plus longue, je finis par dire la vêrité, une fois sur de la personne et ça sert de test aussi quand finalement après avoir entendu pour la 100eme fois "Mais tu ne dis jamais rien sur toi, raconte un peu" ça m'a permis bien souvent de constater qu'on n'est jamais sur de personne, on veut être honnete et puis on se prend un "Oh c'est glauque !" ou "Arrête !" qui finalement retrospectivement font plus mal que ce qu'on raconte. Cette marque c'est le sceau de l'infamie. Ma différence à moi, mon homophobie à moi, le moment où je deviens indésirable et différent. Si je parle de tout ça c'est aussi parce qu' allant plutôt bien, je "m'amuse" depuis une semaine à faire les exercices que m'avait donné ma psy. Il s'agit de dérouler sa vie en phrases concises par événements en commençant par "Je me souviens" et force est de constater que je me souviens bien de la merde et qu'après 15 pages de Dickens pour n'en arriver qu'à l'âge de 11 ans (sachant que le plus gratiné était pour la suite) j'ai arrêté de me souvenir parce que ça n'a pas été que ça ma vie, j'avais trop tendance à oublier le bon et en me relisant je me suis dit ce que je me dis toujours, si on se pose des questions existentielles c'est qu'on n'a pas une maladie incurable parce que ça prend quand même le dessus, si on se pose des questions existentielles c'est qu'on n'est pas non plus un boat people avec 5 personnes à charge, si on se pose des questions existentielles c'est qu'on a relativement le temps de le faire sans que quelque chose de plus lourd devienne prépondérant, si on se pose des questions existentielles c'est qu'on a le luxe de le faire et donc on n'est plus dans une situation critique même s'il n'y a pas de hiérarchie de la souffrance, le présent quand il est trop dur a forcément priorité. Si on se pose des question éxistentielles c'est enfin et surtout qu'on est en vie et c'est une bonne chose car malgré l'impression qu'on peut souvent avoir elle nous appartient.
Si je me suis livré à cette exercice ce n'était pas anodin, vendredi je me suis demandé pourquoi je n'arrivais pas à avoir de relation stable depuis 4 ans et surtout pourquoi même avec les gens avec qui je suis le plus proche j'érige toujours un mur entre nous. Il y a toujours une limite que je ne laisse jamais dépasser, je donne beaucoup, je ne cache rien, je ne joue pas mais il y a toujours ce mur entre eux et moi auquel chacun de notre côté on se heurte. C'est ce mur qui m'empêche d'envisager sans craintes une relation sans redouter le moment où je devrais montrer ce qu'il y a derrière et qu'aguerri par l'expérience je sais que cela marquera le moment où malgré tout ce qu'on sait de vous, la perception de l'autre vis à vis de votre personne va changer peu importe qui vous soyez à ce moment là, vos accomplissement, votre sens de l'humour, du bonheur et votre optimisme. Finalement celui qui se révèle à ce moment là ce n'est pas vous mais lui et les déceptions passées on fait qu'un jour je me suis aperçu que j'avais construit un mur. Si l'opinion des autres à mon propos m'indiffère celle de ceux qui comptent et de celui qui compte est importante car son jugement peut être un couteau qui va réouvrir toutes mes plaies et c'est horrible d'être tout à coup moins bien à ses yeux et peut en plus me pousser à surélevé un peu plus mon mur. J'ai passé le cap où j'avais honte non pas de moi mais de ces choses du passé, on veut tellement être parfait aux yeux de l'autre et plus on vieillis et pire c'est, on n'a plus moins de 25 ans et même si j'avais déjà des casseroles à cette époque je compensais autrement.
Je ne suis pas par nature cette personne sur de lui, combattif et qui est parfois craint ( à mon grand etonnement), ça c'est l'habit social, le costume urbain taillé par la vie. Vendredi j'ai écrit à quelqu'un qui me connait bien et même si ça n'a pas marché entre nous, il reste celui qui me connait comme personne. Ce matin j'ai eu sa réponse, je lui demandé si j'étais gentil, si je savais aimer parce que je me suis tellement blindé que ça par contre j'ai oublié, il m'a dit que mon problème c'était je cite "Il ne faut pas être trop gentil avec toi parce que tu n'as pas l'habitude et ça te fait paniquer. Il ne faut pas être méchant non plus parce que tu en as l'habitude et que ça te rassure parce que tu connais mais c'est impossible à vivre". Je ne me voyais pas du tout comme ça, au contraire, je ne pense pas être masochiste. Ca m'a enervé du coup je suis parti faire mes 8kms matinaux au pas de charge et plus je luttais contre l'idée plus je réalisais que si ce n'est pas complètement vrai ce n'est pas complètement faux. Putain ça m'a enervé, je ne veux pas qu'on me voit comme une victime ou un mec à problème, rien dans ce que je fais et suis aujourd'hui ou même dans le passé ne démontrent ça. Je ne me suis jamais caché ou réfugié derrière mes problèmes, je n'ai jamais joué les victimes ni ne me suis appesantit sur moi-même, ni même mis mes echecs sur le dos de mon histoire personnelle et familiale ce qui m'enerve c'est juste combien elle me stigmatise . J'y ai repensé en allant voir "Villa Amélia" où le personnage joué par Isabelle Huppert passe les 3 quarts du film à fuir sa vie, à tout plaquer, à effacer toute traces d'elle, de son passé, de ce qu'elle a été pour finalement à la fin être rappelée par celui-ci, la partie la plus douloureuse et la plus enfouie qui lui apparait au cimetière. Moi aussi j'ai fait ça, sur et certain d'avoir tournée la page et à l'autre bout du monde où rien ne vous rappelle votre passé, où votre vie nouvelle est vierge de toute référence on fini toujours par être rattrapé par soi. A moins d'effacer sa mémoire on ne fuit jamais rien, les choses reviennent toujours à la surface. Si une coupe de cheveux, de nouveaux vêtements et un nouvel environnement font illusion quelques semaines on ne fuit jamais rien définitivement et on ne se fuit pas soi-même surtout. Le jour où on réalise ça, on se rend compte que la seule solution c'est d'accepter tout ce qu'on fuit, tout ce qu'on est, tout ce qu'on n'est pas, tout ce qu'on ne sera jamais et comme je l'ai déjà fait remarquer le plus dur dans l'exercice ce n'est pas d'accepter tout ça mais de le faire accepter aux autres.Personne n'a envie d'avoir une étiquette "personne à problème" sur le front. Moi je n'ai pas envie de mentir non plus, d'occulter cette part de moi, il m'a fallut du temps pour l'accepter et réussir à vivre avec c'est une victoire que je ne veux surtout pas abandonner pour un pauvre con qui va me sortir "c'est glauque". Nietsche a dit des trucs très bien à ce sujet dont je ne me souviens pas littéralement mais c'est en gros que ce qui dérange les autres chez soi c'est ce qui fait résonance en eux. Ce qui leur est inconnu ne provoque au pire que de l'indifférence et aussi que plus on s'élève et plus petit on apparait aux yeux de ceux qui ne savent pas voler parce que chaque fois qu'on s'affirme en acceptant les choses plutôt que de les fuir ou de les occulter on leur rappelle ce qu'ils ne font pas eux-mêmes. Pour l'homophobie c'est pareil, ce n'est pas un stigmate ni un choix mais le jour où on l'accepte et surtout qu'on la vit très bien ce n'est pas la peur de ce qui leur est étranger qui effraie les autres et les poussent à la haine, ce n'est pas non plus qu'ils soient homosexuels refoulés ( faut arrêter de voir des gays partout, l'hétérosexualité et la bisexualité existent) c'est juste qu'on leur montre une réalité différente de la leur et qui dans leur esprit menace l'équilibre qu'ils ont construit autour de leur croyance de faire partie d'une norme toute puissante. Une réalité différente ne menace absolument pas la leur c'est l'idée qu'il n'existe pas de vêrité absolue qui les fait chier et de ne surtout pas "être" cette vêrité là. Nietsche dit aussi un truc là dessus genre J'ai ma façon de faire, vous avez votre façon de faire et concernant la bonne façon de faire celle-ci n'existe pas. Le monde se portera mieux le jour où on acceptera de dire qu'on ne sait pas et qu'on ne divise pas le monde entre ceux qui ont tort et ceux qui ont raison que c'est non seulement plus subtil que ça mais que les certitudes volent si facilement en éclats qu'on a ce besoin de détruire tout ce qui les menace.
Quand Serge me dit que s'il marche et court si vite c'est parce qu'il se faisait courser au collège et au lycée ça me fait mal pareil quand Arnaud me raconte les brimades et humiliations subites au lycée par des connards qui vont faire copain avec lui sur facebook maintenant. Quand je leur dit qu'ils sont merveilleux et qu'ils sont loin de tout ça maintenant je sais au fond de moi que je mens parce que personne n'est jamais loin des blessures du passé, que celui qui te dit " C'est glauque" a sûrement un placard rempli de bordel aussi parce qu'on est tous égaux devant les emmerdes et la souffrance alors pourquoi sachant cela on stigmatise les autres au lieu de se rappeler qu'on n'est pas soi-même dans cette "norme" qui n'existe que dans un absolu uniquement là pour nous faire croire qu'on n'est rien alors que c'est tout le contraire, on est riches de tout cela et que ces choses si différentes qui semblent nous séparer dans leur forme nous lient en fait tous dans le ressenti qui, à histoires et trajectoires différentes est le même pour tous. Je ne pouvais m'empêcher de penser à ce qu'aurait été la vie du petit Carl s'il n'avait pas été traité quotidiennement de pédé. Je ne peux m'empêcher de penser à ce que j'aurais été si ma vie avait été différente, quelqu'un d'autre, quelqu'un de différent, ni meilleur ni pire, juste un autre avec une autre histoire et surement blessé par d'autres choses car il n'y a pas d'élus, on est tous pareils. Je n'aurais peut-être pas peur de l'amour mais d'autre chose.
Mes soeurs ont sensiblement le même parcours et elles sont différentes bien qu'en discutant entre nous on reconnait les mêmes peurs, les mêmes souffrances, les mêmes manques. Y'en a une qui fantasme sur la famille ideale et se sent toujours à tour de rôle inférieure en pensant à son passé et supérieure en pensant à ses accomplissements. L'autre multiplie les histoires d'amour, parfois en même temps, pour elle il ne devrait y avoir que débuts et quand son petit frère le lui fait remarquer elle s'énerve parce qu'il a raison mais son petit frère a fini par penser comme elle. Si dans "Villa Amélia" Isabelle Huppert impassible et déterminée lâche à son mec qui la trompe en le quittant "15 ans c'est bien" quand il lui dit qu'elle ne peut pas mettre fin comme ça à une relation amoureuse, ma soeur c'est "3 mois c'est bien" et c'est vrai que c'est bien, on est même tous encouragés à n'avoir que des relations de trois mois, quand tout est beau, où chacun flatte l'autre par l'interet qu'il lui porte, 3 mois ça fait du bien à l'égo, plus ça devient de l'amour et ça c'est autre chose, ça s'entretient et on n'a pas tous les jours envie non plus, certains font même l'erreur de s'endormir dessus pensant avoir capitalisé suffisamment pendant ces 3 premiers mois d'euphorie (boostés en plus par les hormones).
Mais dans la fiction que ce soit en littérature, le cinéma ou les chansons, on ne nous parle que des rencontres, on sublime ce moment, on sublime même les ratés de ce qui auraient pu être, c'est rare de voir un film sur la durée de l'amour, on n'a que les extrêmes : le début d'une liaison et la fin, on ne s'intéresse que rarement à l'entre deux parce que dans l'inconscient il ne se passe rien peut-être, l'amour serait-il chiant ? Les contes de fée s'arrêtent à "ils vécurent heureux" se basant uniquement sur l'aventure et les entraves qui mèneront à la rencontre finale. On ne parle pas du quotidien, on nous dit qu'ils seront heureux...pour l'eternité mais est-ce qu'ils s'aiment encore ? Souvent je me demande si les vieux couples baisent encore et s'ils s'aiment encore ou si c'est juste du confort. Pour ma soeur l'entre deux c'est le début des 3 mois avec un autre et ainsi de suite comme des poupées russes, elle se sent désirée et désire elle aussi. On ne nous dit pas que le quotidien tue l'amour dans la fiction, que le désir sexuel est une part importante et que le désir sexuel se porte rarement sur ce qu'on a, ce qu'on connait, c'est la part animale, aventurière d'ailleurs on n'a pas choisi l'expression "avoir une aventure" au hasard même si on dit que l'amour est une aventure je ne pense pas que ça s'applique à la durée sauf que ces fameux trois mois n'ont rien à voir avec l'amour. L'amour c'est ne pas s'entendre dire "c'est glauque", là on sait qu'on a perdu 3 mois et on a la preuve qu'on n'était pas dans l'amour. Se contenter de relations de surface pensant qu'on aime et qu'on est aimé font qu'en fait la plupart d'entre nous n'ont jamais été amoureux. En anglais on dit infatuation. Les magazines sont plein des débuts de relations ou de leurs fins tragiques. Quand une actrice se fait interviewer pour dire qu'elle baise 3 fois par jour avec son mec depuis 4 ans d'abord on la deteste et ensuite on pense qu'elle ment. Ces relations de trois mois nous ont rendu cyniques. La haine des gens pour la Saint valentin est assez drôle. Un film sur un couple de 5 ans qui baise, va bosser, fait les courses, part en voyage, font un crédit etc...ça ne marcherait pas ou alors c'est une pub et une pub ça dure 2 minutes maxi. Notre tort c'est donc de penser que l'amour est une aventure ou un confort, le véritable amour c'est se mettre à nu emotionnellement et ne pas s'entendre dire "C'est glauque". L'amour c'est accepter de se faire chier un peu. Bon pour moi c'est surtout accepter que je l'emmerde, que je le rende dingue et de vivre avec la peur d' arriver maquillé comme une voiture volée au bureau parce que je l'aurais maquillé pendant son sommeil et régler le réveil en retard pour ne pas qu'il se voit avant de partir. Ca c'est l'amour, ça c'est une aventure. L'amour pour certains c'est aussi accepter de se taper toute la filmographie d'Elsa Zylberstein en dvd et de ne pas dire c'est bien pour faire plaisir mais de le penser vraiment. Bref l'amour ça se travaille.
Alors que je faisais mon footing ce matin, bien enervé par mon mail en me répetant "c'est pas vrai!" j'ai été arrêté dans ma course par un panneau perdu entre la Seine et une déchetterie, en plein milieu d'un no man's land, sur le panneau 4 affiches flambants neuves de l'UMP et je en sais pas pourquoi j'ai pensé à V, la série de science fiction des années 80 où il y avait des affiches de propagande partout. Au moment ou je me suis approché pour prendre une photo afin d'immortaliser l'incongruité de la présence de ces affiches dans ce désert mon pied droit a ripé sur une peau d'orange abandonnée par terre ( une vraie orange, pas une flaque de cellulite...sinon j'aurais pris ça en photo) et étant donné qu'à minuit 19 j'ai encore mal au pied et que je suis sur qu'il s'agissait d'une fourberie du parti du président, j'envisage de porter plainte contre eux.
Dans "Villa Amalia" Isabelle Huppert a une scène où elle est assise en bord de la Seine à Choisy le Roi et l'endroit me paraissait familier de mes joggings et trekings ( quand je suis très enervé je marche sans m'arrêter parce que quand j'ai mal aux pieds j'ai plus mal à la tête) et tout à coup je me suis souvenu que c'était l'endroit exact où j'avais pissé une fois et j'avoue que j'étais plutôt content d'imaginer Isa ( tu permets que je t'appelle Isa ?) assise dans ma pisse ( donc oui je peux t'appeler Isa, on est intimes du coup).


A ma pause déjeuner j'ai regardé "Grey Gardens" l'adaptation du documentaire culte des années 70 qui mettait en scène la tante et la cousine de Jackie O, vivant recluses dans une maison délabrée des Hampton's. Interprétations magistrales ( si on connaissait déjà le talent de Jessica Lange, Drew Barrymore est une révélation dans ce film), film touchant et moi j'ai fondu en larmes. Je ne veux pas finir comme Little Edie :/



Ce matin en arrivant au parc déserté à 8h00 sauf pour quelques joggers, j'ai découvert de grandes étendues d'herbe parsemées de pâquerettes et de pissenlits le tout recouvert d'une pellicule de rosée, j'ai regardé autour de moi, personne, et je me suis vautré dedans, trempé, hilare et couvert d'herbe j'étais tout simplement heureux parce que je sais qui je suis, ce que je vaux, ce que je ne suis pas, d'où je viens et que je pourrais toujours compter sur moi-même et ceux que j'aime comme celui que j'aimerai le pourront toujours aussi. I'm not a bad person.



* Made in Absolutely Fabulous
** C'est faux, j'avais déjà raconté la fois en 4eme quand Jérome m'a demandé si j'envisageais de me faire couper plus tard et s'est mis à ricaner avec ses potes aussi moches que lui. 13 ans plus tard à New York ma soeur surfe sur meetic dans le lit, je la rejoins, on regarde le sphotos et on se marre quand je reconnais Jérôme, immédiatement je me fais un profil de pouffe et je discute avec lui 3 mois. En rendant visite à ma mère un jour je lui dis que je suis là sans lui dire que je ne suis pa sla pouffe qu'il veut se taper mais un mec avec qui il était en quatrième. J'ai sonné, il a ouvert et j'ai rien dit, il m'a demandé pour quoi c'était, j'ai ri, il m'a reconnu "on se connait non ?", je lui dis oui et je lui sors tout. Il m'invite à boire un coca et complètement atterré il me demande pourquoi j'ai fait ça et je lui ai dit "pour voir si tu étais gay". Il n'a pas mal réagis et même si, j'étais body buildé à l'époque, je n'avais peur de rien. Il ne savait pas s'il devait m'en vouloir. La vengeance n'est pas un truc qu'on rumine, c'est une perche que la vie te tend et qu'il faut saisir, ce n'est pas oiel pour oeil mais tête pour oeil. Mais i'm not a bad person quand même.

vendredi 17 avril 2009

Tic Tac Tac

Coquecigrue a fermé, m'en fiche j'aimais pas :) Sauf Tac Tac. Tac Tac je ne le connais pas, je ne sais pas à quoi il ressemble alors j'ai imaginé qu'il puait des pieds pour lui donner plus d'épaisseur, de vie et d'existence. Tac Tac écrit très bien. Beaucoup trop de gens pensent devoir écrire un livre, une sorte d'obligation sociale comme passer le permis. Moi je conduis très mal, j'ai passé le permis trois fois pour faire plaisir, pour "faire plaisir de faire comme tout le monde", ça ne m'intéressait pas, je ne l'ai pas eu, la troisième fois l'inspecteur a arraché les clefs du contact, il est mort deux ans après seulement parce que j'avais beaucoup de choses à faire aussi avec ces grèves de 1995 tout ça quoi. Le permis c'est quand même un truc pour aller le samedi dans des zones commerciales horribles, pour voyager y'a le train et l'avion et même si j'aime le periph' la nuit y'a les taxis et les souvenirs d'enfance pour ça. Tac Tac écrit bien et même très bien, des choses simples en soi mais compliquées pour lui, pour nous quoi. Tac Tac va me manquer, je ne lis pas les blogs, j'ai connu tac Tac parce qu'il m'avait laissé un commentaire avec un lien vers son blog, j'ai lu, j'ai aimé.Tac Tac cherche l'amour et ne le trouve pas toujours.
C'est en voulant linker TacTac que j'ai vu qu'il ne restait plus rien alors j'ai fouillé sur Google et j'ai trouvé ses derniers mots sur son blog :

" nawaké
par
TacTac

Les halls d’immeubles s’allument sur le sol étoilé, les parapluies y champignonnent comme aux sorties de terriers. C’est ce moment que choisissent les gens pour se jeter. Manteaux boutonnés et écharpes nouées, les yeux sont dévoilés, les pudeurs déshabillées. Les parapluies peuvent avancer. Ils serpentent machinalement et toujours en rang. D’un s’échappe de la fumée, d’un autre une petite tête encagoulée ; les ombrelles de la pluie sont différentes à un détail près : elles se dirigent toutes vers le même point. Là-bas, au loin, la bouche des Enfers du matin.

« Tu marches pas droit oh !
- Je suis pas réveillé.
- Mais arrête je vais me tremper. Tu le fais exprès ou quoi ?
- J’te dis qu’suis pas réveillé ! »

Et le parapluie rouge à demi-Jacques à demi-Camille déambule et entre les gouttes se faufile. Rouge pardessus sans dessous, Camille ne sait pas que c’est la plus belle période de sa vie. Jacques est amoureux, Jacques boit son café en léchant la mousse qui reste dans la tasse. Camille est aux anges, Camille a changé son statut sur Facebook en « dans une relation ». Jacques et Camille aimeraient ensemble se marier. Tout va pour le mieux dans le malheur du monde, car comme tous les matins ils se séparent. Et comme tous les matins il se sait particulièrement méprisant avec la distributrice de journaux. La distributrice des Lilas, celle qu’on croise mais qu’on ne regarde pas."

Et puis ceux-là laissés peu avant que je laisse en guise de conclusion :

"La fin heureuse, le happy end c’était pour TacTac de trouver son être aimé, de partager son lit géant, son cœur insensé, son château volant, ses rêves éveillés. C’était de trouver des bras pour le contenir, une terre pour le retenir, et lui offrir son cœur comme il ne l’a jamais donné ; son cœur et son corps pour à peine l’évoquer. Bref, j’aurais aimé écrire « Lecteurs, au bout de quatre ans, le rêve existe, je vis dedans. » Mais cette belle fin ne sera pas pour ici, comme si le Net n’était pas la vraie vie. Car la vie est bien plus grande, qu’un bout de toile, de phrases qui se répandent. La fin heureuse je la garde pour moi, et croyez-moi bien, je ne la lâcherai pas."

Moi je dis bisou et à bientôt.

Petits meurtres entre amis

Après une journée folle en émotions mercredi dernier, je n'avais absolument pas sommeil. Eut un temps cela se serait traduit par une multiplication de posts pipi-caca-j't'emmerde mais j'ai changé, je suis devenu humble (feignez de le croire, merci) et puis surtout je passe déjà beaucoup trop de temps devant un écran le cul assis sur une chaise à développer un physique de caissière de type cellulito-adipeux pendant que vous vous marrez bien sans avoir à en rajouter pendant "mon temps à moi". Alors voilà en pleine contradiction avec mon ressenti et donc en accord total avec ma personnalité j'ai décidé d'ouvrir un blog sur wordpress ou plutôt celui-qui-ne-veut-pas-être-exposé m'a fait un joli blog sur wordpress...depuis 3 semaines. 3 semaines que je me demande comment aborder la chose, moi qui ne voulais plus bloguer je me retrouve avec 3 blogs. Je disais donc que mercredi soir après avoir arpenté l'expo Warhol ( très bien d'ailleurs) et.....et là c'est le moment où je bloque et où je me dis que ça me fait chier de raconter des trucs alors je m'arrête. C'est comme ça depuis un moment. Heureusement ce coup-ci j'ai tout noté sur un mini carnet de 10 centimètres sur 5 alors que je ne trouvais pas le sommeil dans mon canapé ( Je logeais une amie qui ronflais dans mon lit).
Ca donnait ça

Je ne sais absolument pas quoi écrire sur ce blog flambant neuf alors je vais faire free style et laisser faire mon inspiration nocturne, l'exercice me semble aussi laborieux que relaxant sans être relaxatif pour autant car ça ne me fait pas chier, j'ai envie de le faire, le seul problème c'est que je n'y arrive plus comme le sexe d'ailleurs, je n'y arrive plus, ça ne me fait pas chier, j'en ai envie mais une fois que j'y suis je m'ennuie, les dernières fois je ne pensais qu'à comment j'allais rentrer chez moi, des trucs du boulot, des décisions à prendre à propos de trucs à acheter, être sûr de me tirer de suite après, hors de question de dormir avec lui, comment lui dire , et si c'est lui qui me le dit cela va me vexer parce que je suis de mauvaise foi, appréhender la discussion toujours pénible et imbécile "d'après", je me suis même endormi sur sa bite, il y a aussi eu ce moment où j'ai avec horreur aperçu un sac à dos quechua planqué dans un coin de son appart et c'est d'ailleurs le seul souvenir que j'en ai gardé. Ce n'était pas de sa faute et sûrement pas de la mienne ( feignez de le croire, merci). C'est comme un film qu'on adorait, qu'on a regardé plusieurs fois et puis un jour on s'aperçoit qu'on le connait par coeur, que ça reste relativement immuable sauf que dans le sexe c'est comme en faire plusieurs remake (et tout le monde sait qu'ils sont toujours nuls). Je m'ennuie quand je me répète et j'ai le sentiment de me répéter et aussi il en va des plans cul comme des meurtres, le plus difficile c'est de faire disparaitre le corps ensuite c'est pour ça que je pense devoir coucher par amour ou avec des sentiments mais l'amour m'ennuie aussi. Je me suis aussi surpris à commencer un livre, à l'entamer jusqu'au milieu, l'apprécier et me retrouver deux jours après au milieu d'un autre en me disant qu'il y avait un truc qui clochait avec les personnages et l'histoire. Je m'ennuie aussi quand je sors, je culpabilise de l'avouer à mes amis qui organisent des soirées alors ils pensent peut-être que je ne les aime plus alors que c'est faut, ils me manquent mais je m'ennuie quand je sors. Arnaud me manque. Ca n'a rien à voir avec les soirées elles-mêmes mais j'ai l'impression d'avoir fait ça la moitié de ma vie, rectification j'ai fait ça la moitié de ma vie : d'abord sobre et émerveillé de pouvoir sortir danser puis un peu plus alcoolisé et émerveillé de pouvoir danser puis alcoolisé et plus du tout émerveillé de pouvoir danser. C'était comme être chez soi, peu importe où du moment qu'il y avait la musique, pas de lumière, des inconnus et qu'on pouvait danser. Je sors pour m'oublier et c'est à nouveau comme si les gens sortaient pour se montrer moi je ne veux pas les voir, je m'en fous de leurs looks et de leurs pages myspace, ils se conceptualisent comme des yaourts Yoplait la fiche de comm' incluse. J'aime pas les yaourts, j'aime pas les gens qui en mangent. J'ai envie d'une rave à l'ancienne sans teufeurs aux looks pourris d'alter mondialistes, sans connasses à dreadlocs habillées avec des sacs qui puent, j'aime pas les vieux ados.
Nelly, la copine que je logeais et que je connais depuis mes 9 ans m'a demandé si je regrettais New York, je lui ai dit que non, enfin non depuis environ un an et demi et parce que j'ai décidé de ne plus regretter. Ma mère lui a apparemment dit que son accident m'avait obligé à m'installer et d'arrêter de toujours fuir à droite et à gauche pour chercher quelque chose dont j'ignorais la nature. Je n'ai jamais eu le sentiment de chercher quelque chose, je n'ai même jamais eu d'ambition autre que de me perdre dans quelque chose de grand et d'anonyme sans attaches réelles sans que cela soit réfléchi pour autant, je suivais mon instinct, mon coeur, j'écoutais ma nature. Depuis 4 ans et demi je suis à Paris, je me suis fait des amis qui sont devenus ma famille. Je pense qu'il y a un an je me suis dit qu'en fait New York ne valait pas Serge. Mais il y a en moi un ennui profond qui vient du fait que ma curiosité n'est plus stimulée, mon sens de l'aventure est rangé dans une boite ce qui explique ce manque, ce vide là, au niveau du plexus solaire. Je n'ai plus mon moteur alors j'ai développé un autre moyen de propulsion. A me relire je trouve que je réfléchis trop et mal et finalement ce qui est, est et puis c'est tout. J'ai changé.
En repensant à ce que j'ai pu livrer de moi sur mon blog je me dis que c'est là que mon sens de l'aventure s'était réfugié, cela explique aussi la folie de ce que j'ai pu dire non pas que ce que j'ai raconté était fou mais c'est plutôt de le raconter qui est incongru. Cela dit ce sont aussi des phases, parfois on se livre parfois on ne dit rien, souvent on se livre sans forcément dire grand chose aussi et ça on s'en rend compte quand on rencontre des inconnus ayant lu ce que vous écrivez. Tout à coup un total inconnu vous parle de choses intimes, de secrets délivrés, de travers avoués et cela dérange, inhibe aussi. Le pire c'est quand on vous cite en votre présence, ça rappelle l'école quand la maitresse lisait à la classe vos rédactions, ça m'est arrivé au collège et au lycée aussi et à chaque fois c'était une torture, je m'enfonçais dans ma chaise et glissais petit à petit un peu plus sous la table du coup après je faisais moins bien et on me le faisait remarquer mais ça me dérangeait moins que d'être exposé comme ça. Je n'aime pas qu'on me parle de mon blog, j'aime penser que je suis le seul à le lire ( et encore je ne relis jamais) et que mes amis ( à qui il s'adresse pour tout dire) peuvent y lire ce qu'autrement je ne leur dirais pas. Un blog ça n'a pas d'importance, on peut l'effacer et il ne reste plus rien par contre la mémoire des lecteurs c'est autre chose, il n'y a pas que leur mémoire dont je me méfie, il y aussi leur subjectivité qui ajoutée à la mienne font que la personne que dans mes écrits n'est pas vraiment moi ou au pire une partie infime de moi. L'idée que de parfaits inconnus puissent ainsi posséder une partie subjective de moi m'est désagréable. Parfois j'ai envie de m'excuser alors que ce n'est pas dans ma nature. Je m'excuse d'une exagération, je m'excuse de m' être mal exprimé, jamais de ce qu'ils peuvent penser. Je m'en veux de ne pas pouvoir reprendre ce que j'ai livré. Même lorsqu'on est le plus sincère, le plus objectif, le plus honnête dans ce qu'on raconte cela reste quand même une interprétation ne serait-ce que par le choix de mots plutôt que d'autres,on met des mots sur des événements qu'on a isolé et tout cela n'est plus qu'un point de vue. Il suffit d'un mot mal choisi ou mal interprété pour qu'on fixe sur vous une image à laquelle on vous réduit et quand comme moi on choisi souvent et plusieurs fois les mauvais mots on fini par voir une toute autre personne et le malentendu s'installe. On vous imagine mal et c'est de votre faute.
Alors j'ai trouvé un compromis ou plutôt une solution pour rattraper mes fautes, mon manque de vocabulaire, mes mauvais choix. Quand on ne sait pas bien retranscrire ce qu'on veut dire, ce qu'on voudrait faire comprendre il ne reste plus qu'à s'occuper de ceux qui reçoivent les informations que vous avez donné et comme on ne peut pas provoquer un Alzheimer soudain chez quelqu'un, je me suis pris à rêver d'accidents d'escaliers, de quais de métro, de canal St Martin ou de Seine, de passages piétons, d'ascenseur qui n'est pas dans la cage, de parquets cirés prés d'une fenêtre grande ouverte, de sèche-cheveux dans la baignoire, d'anthrax dans la boite aux lettres...Grâce à la possibilité de tous ces accidents qui peuvent vous arriver ( complètement par hasard.Feignez de le croire, merci) je peux envisager de continuer à écrire. Votre mortalité me désinhibe et pour cela je vous remercie.
Je remercie aussi mon inconscience la plus complète, le manque de fascination que j'ai pour ma personne ou les sujets que j'aborde car on n'est jamais aussi bien que l'on croit ni aussi mauvais qu'on l'imagine et ce qui nous arrive n'a d'interet que pour ceux qui se sentent concernés et en ça je suis comme vous. Je ne suis ni meilleur ni pire qu'un appareil à soupirs.

Je vide la mémoire de mon téléphone.
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Popeline - Pheel

mardi 7 avril 2009

Twitter avec les stars : Part deux !

J'ai ajouté de nouveaux contacts sur Twitter avec les stars dont :
Melissa Gilbert ( Laura Ingalls), Sara Gilbert ( Darlene Conner), Felix da Housecat, Chester French, David Lynch, Sonic Youth, Robyn, Ladyhawke, Drew Barrymore...
Mais une star m'a jouté à ses contacts sans que je ne l'ai ajoutée aux miens :

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Tandis qu'une autre a suivi mes conseils. Princess Superstar ( si si c'est une star, Lady gaga lui a tout volé...en nul) se plaignait d'un mal de tête et ne souhaitait pas prendre de médicaments alors je lui ai conseillé de prendre un bain et de mettre sa tête sous l'eau ( pour faire contre pression) et ça a marché ( ben oui ça marche toujours avec moi).

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En troisième semaine je compte donner ma recette de la tarte à la bolognaise à Demi Moore et continuer de flooder le Twitter de Guy Oseary le manager de Madonna pour qu'il lui ORDONNE de travailler avec LCD SoundSystem..quoique maintenant j'ai envie qu'elle bosse avec Dj Hell. Vous avez écouté son dernier album ? J'adore le morceau avec Bryan ferry ( en plus il y a un hommage à "Into the groove"...For inspiration).

Quand je ne twitte pas avec les stars je constate les dégâts du côté gauche de mon lit

bordelllo
envoyé par cringer


Mon bordel est principalement composé de cadavres de livres dont j'ai aspiré la substance, des pochettes de cd sans boitier, des feuilles de papier griffonnées,des magazines,des sacs en plastiques ou papier, des câbles bref l'attirail complet pour se casser la gueule car qui possède un parquet sait combien toutes ces choses éparpillées deviennent des accidents mortels en puissance. Quand je sors de mon lit j'affronte la mort.
Quand je ne twitte pas avec des stars je suis parfois au téléphone avec des nobodz. Quand je suis au téléphone je fais des choses étranges, je peux par exemple me retrouver entre mon matelas et mon sommier et m'amuser à soulever le matelas avec mes pieds ou un seul pied.


Stream :
Dj Hell feat. Bryan Ferry "U can dance"

jeudi 2 avril 2009

Depuis longtemps Hollywood s'inspire sans vergogne du cinéma français des années 50/60 au point d'avoir réussi à effacer de nos mémoires les films originaux pour que nous ne nous souvenions plus que de leurs remakes hollywoodiens. Grâce au courage du site Smoothoriginals ces films sont enfin réhabilités et Hollywood n'a plus qu'à trembler d'effroi.


"Vingt quatre heures"


"Dial hard"


"8 kilomètres"

mardi 31 mars 2009

Fagget Fairies

J'ai déjà posté ce morceau mais je n'avais pas compris l'expression "feed the horse"^^.



Fagget Fairies ce sont deux lesbiennes danoises et moi je suis un fagget fairy too ! Maintenant que le Tigre a périclité et que Peaches est dans sa période hétéro ça manquait de Gouines electros !
D'un côté Carla-Cammilla Hjort aka Dj Sensimilla et sa copine Ena un mannequin/club kid de 19 ans d'origine yougoslave et issue d'une famille musulmane pratiquante.
Stream full album here

lundi 30 mars 2009

Chatte



Je ne sais pas pourquoi je repensais à ça en rentrant chez moi.
J'avais 9 ans et ma soeur 18, c'était le mois de juillet et on était en "vacances" chez notre soeur ainée qui vivait à Toulouse pour ses études. Juste avant j'étais parti avec une amie d'enfance et sa famille en vacances en Bretagne, une semaine où j'avais pris les premiers coups de soleil de toute ma vie alors qu'on passait nos été au Portugal et en Espagne sans que jamais cela ne se produise. Notre soeur vivait dans une grande mansarde sous les toits aménagée en chambre d'étudiant, il y faisait 50 000 degrés et on se faisait prodigieusement chier, je me souviens de rester des heures assis à table à regarder la grande affiche sur le mur en face " Les larmes de Petra Van Kant" de Fassbinder à la Halle aux grains. Elle avait pris la petite télé en noir et blanc qui était dans la cuisine à Paris et cet été là tous les soirs à 23h00 il y avait sur Antenne 2 "Bonsoir les clips" soit une heure de vidéo-clips non stop : une première en France. Un soir en regardant les clips, suant toute notre eau et tentant bien que mal de faire un courant d'air avec le vasistas de la chambre, ma soeur qui avait les pieds contre la poutre au dessus du lit dans lequel nous étions allongés côte à côte(on ne pouvait pas tenir debout dans la chambre) a tout à coup pété et s'est mise à rire comme un débile, une fois calmée elle m'a expliqué qu'elle avait pété de la chatte et bien sur je ne la croyais pas alors elle a remis ses pieds contre la poutre en hauteur et ses mise à faire des mouvements de papillons avec les jambes et moi je la regardais en face comme si elle allait accoucher "Il faut que je fasse des appels d'air !" et elle papillonnait et moi je regardais sa culotte et ses jambes s'affoler puis elle s'est arrêté et le pet de chatte est sorti, une fois de plus elle a ri et moi j'étais épaté. Je crois que c'est la seule et unique fois de ma vie que j'ai voulu avoir une chatte.